Comment vérifier qu'une agence IA tient ses promesses

Réponse courte : une agence IA tient ses promesses ou non selon cinq documents, pas selon la qualité de sa présentation. Un devis ferme, un contrat de sous-traitance, la liste des sous-traitants avec leur pays d'hébergement, une clause de réversibilité et une clause de propriété sur ce qui est construit. Si l'une des cinq manque après demande écrite, vous savez déjà à quoi vous en tenir.
Le reste — le site, les logos de clients, le discours en réunion — se produit sans effort et ne prouve rien. Ce qui suit est la liste de ce qui se vérifie.
Les cinq documents à demander avant de signer
- Un devis ferme, avec périmètre écrit. Pas une fourchette, pas un tarif horaire ouvert. Le document doit dire ce qui est livré, ce qui ne l'est pas, et ce qui déclenche un avenant. Une agence qui ne sait pas chiffrer fermement ne sait pas encore ce qu'elle va construire.
- Un contrat de sous-traitance des données. Dès que vos données personnelles passent par ses systèmes, l'agence agit comme sous-traitant au sens de la nLPD. Accepter des conditions générales en ligne ne remplace pas ce contrat.
- La liste des sous-traitants et de leurs pays d'hébergement. Votre agence utilise elle-même des fournisseurs : modèles d'IA, hébergeur, outils d'automatisation. Chacun est un maillon. Une agence qui ne peut pas produire cette liste en deux jours ne la connaît pas.
- Une clause de réversibilité. Ce qu'on vous rend si vous partez, dans quel format, et sous quel délai. Voir plus bas.
- Une clause de propriété. À qui appartiennent les flux de travail, les invites et la configuration construits pour vous. Ce point est traité en deux lignes dans les bons contrats et absent dans les mauvais.
Les questions dont la réponse révèle tout
Six questions à poser en réunion. Ce qui compte n'est pas d'obtenir la bonne réponse — c'est d'observer si la question surprend.
| Question | Réponse solide | Signal d'alerte |
|---|---|---|
| Où sont hébergées nos données ? | Un pays nommé pour chaque fournisseur, vérifiable dans ses conditions. | « Dans le cloud », « chez nos partenaires », « c'est sécurisé ». |
| Nos données servent-elles à entraîner un modèle ? | Non, avec le nom de l'offre professionnelle qui le garantit. | Hésitation, ou renvoi à la politique du fournisseur sans l'avoir lue. |
| Qui travaille réellement sur notre projet ? | Des noms, et qui pilote au quotidien. | « Notre équipe », sans jamais nommer personne. |
| Que se passe-t-il si on arrête dans six mois ? | Une procédure décrite : ce qu'on récupère, dans quel format, sous quel délai. | « Ça ne s'est jamais produit. » |
| Comment saurons-nous que ça fonctionne ? | Deux ou trois indicateurs mesurables, définis avant le démarrage. | Des promesses en pourcentage sans méthode de mesure. |
| Qu'est-ce qui ne marchera pas ? | Une réponse franche sur les limites de l'approche. | « Tout est possible. » Personne n'automatise tout. |
La dernière question est la plus utile des six. Un prestataire qui n'a jamais vu un projet échouer n'en a pas mené beaucoup, et un prestataire qui refuse d'en parler vous laissera découvrir les limites tout seul.
Ce que vous pouvez vérifier vous-même en dix minutes
Sans rien demander à personne, avant même le premier rendez-vous.
- Le registre du commerce. Le registre cantonal indique la forme juridique, la date d'inscription et les personnes autorisées à signer. Une agence qui se présente comme une structure établie mais opère en raison individuelle depuis trois mois n'est pas disqualifiée — mais vous devez le savoir.
- La cohérence entre le site et la fiche Google. Adresse et numéro de téléphone identiques au caractère près. Une divergence signale au minimum un manque de soin.
- Les profils des personnes, pas celui de l'entreprise. Une page d'entreprise se remplit en une heure. Un parcours professionnel individuel est plus difficile à fabriquer.
- Les mentions légales. Leur absence ou leur caractère générique en dit long sur le sérieux administratif.
- Les références citées. Un logo de client n'est pas une référence. Une référence est un nom que vous pouvez appeler.
La réversibilité : le point que presque personne ne regarde
C'est le sujet le plus négligé et celui qui coûte le plus cher quand il est ignoré. La question tient en une phrase : si on arrête demain, qu'est-ce qui continue de tourner et qu'est-ce qui s'éteint ?
Trois situations très différentes se cachent derrière un même discours commercial :
| Montage | Si vous partez | Ce qu'il faut exiger |
|---|---|---|
| Tout tourne sur les comptes de l'agence | Tout s'arrête le jour de la résiliation. | Un calendrier de transfert des comptes, écrit. |
| Tout tourne sur vos comptes, configuré par l'agence | Tout continue. Vous cherchez qui saura le maintenir. | Une documentation d'exploitation à jour. |
| Solution propriétaire de l'agence | Vous perdez l'outil, vous gardez éventuellement vos données. | Un format d'export lisible, et le prix de sortie annoncé à l'avance. |
Aucun des trois montages n'est illégitime. Le problème n'est pas le montage, c'est de le découvrir au moment de partir.
Les trois signaux d'alerte les plus fiables
- Le prix n'apparaît nulle part et n'apparaît toujours pas après la première réunion. Un prestataire qui a déjà fait le travail sait ce qu'il coûte. L'opacité tarifaire précède rarement une bonne surprise.
- La démonstration porte sur un cas générique, jamais sur le vôtre. Une démonstration impressionnante sur un jeu de données de démonstration ne prouve rien sur vos données réelles, qui sont désordonnées.
- Les délais annoncés ne comportent aucune étape de validation. Un calendrier sans point d'arrêt où vous pouvez dire non est un calendrier écrit pour le prestataire.
Et de notre côté
Nous publions nos tarifs planchers sur le site — agents IA dès CHF 2'900, automatisation dès CHF 1'900, sites web dès CHF 1'900, marketing IA dès CHF 490 par mois — précisément parce que c'est la première chose que nous conseillons de vérifier chez les autres. Nos projets sont facturés au forfait, avec un devis ferme avant démarrage. Les données de nos clients sont hébergées en Suisse ou dans l'Union européenne, et nous documentons les traitements dans le cadre de notre prestation conformité nLPD & IA.
Pour aller plus loin sur le choix lui-même, voir notre guide comment choisir son agence IA, ou la comparaison agence, freelance ou recrutement interne.
Questions fréquentes
Quels documents demander à une agence IA avant de signer ?
Cinq : un devis ferme avec périmètre écrit, un contrat de sous-traitance des données, la liste des sous-traitants et de leurs pays d'hébergement, une clause de réversibilité et une clause de propriété sur les flux de travail construits pour vous. Une agence sérieuse produit les cinq en quelques jours.
Comment savoir si une agence IA est vraiment compétente ?
Demandez-lui ce qui ne marchera pas. Une agence expérimentée décrit sans détour les limites de l'approche et les cas où l'automatisation n'a pas de sens ; une agence qui débute répond que tout est possible. Demandez aussi qui travaille concrètement sur votre projet : des noms, pas « notre équipe ».
Que faire si l'agence refuse de communiquer ses tarifs ?
Il est normal qu'un projet sur mesure ne soit chiffré qu'après cadrage. Il n'est pas normal qu'aucun ordre de grandeur ne soit donné après une première réunion où vous avez décrit votre besoin. Si à ce stade le prestataire reste évasif, demandez un plancher écrit. Le refus est une réponse.
À qui appartiennent les automatisations construites par une agence ?
À ce que dit le contrat, et à rien d'autre. En l'absence de clause explicite, la situation est ambiguë et se tranche au pire moment. Faites préciser noir sur blanc que les flux de travail, les invites et la configuration réalisés pour vous vous appartiennent, et sur quels comptes ils tournent.
Une agence IA doit-elle signer un contrat de sous-traitance ?
Dès qu'elle traite des données personnelles pour votre compte, oui. C'est une exigence de la nLPD et, si vous servez des clients dans l'Union européenne, du RGPD. Une agence qui découvre la question au moment où vous la posez n'a probablement pas non plus documenté ses propres sous-traitants.
Combien de références faut-il exiger ?
Une seule suffit si vous pouvez l'appeler. Dix logos sur une page d'accueil ne valent pas une conversation de dix minutes avec un client existant. Demandez une référence dans un contexte proche du vôtre — taille d'entreprise et type de données comparables — plutôt que la plus prestigieuse.

Vous hésitez entre plusieurs prestataires ?
En 30 minutes, on regarde votre besoin ensemble et on vous dit franchement si c'est un projet pour nous ou pas.